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Le mafé : malien ou sénégalais ?

Reposez vos fourchettes et couteaux, s’il vous plaît. Cet article n’est pas là pour rajouter de l’huile sur le feu de ce débat qui divise l’Afrique de l’Ouest.

À notre droite, nous avons ceux et celles qui jurent que le mafé est un pur produit de la Teranga et à notre gauche la proclamation que non, ce met appartient aux Maliens, et seulement aux Maliens !

Donc on n’a pas pu s’empêcher de se demander : mais d’où vient réellement le mafé ?

S’il y a une chose qui va mettre tout le monde d’accord, c’est que le mafé (appelé aussi tiga dégué) est consommé dans toute l’Afrique subsaharienne du Bénin à la Côte d’Ivoire en passant par le Nigéria.

Il est donc temps de rendre à Soundjata Keïta, ce qui appartient à Soundjata Keïta, les tous premiers consommateurs sont…. *roulement de tambour* les peuples mandingues & bambaras du Mali.

La sauce à base de pâte d’arachides est bien malienne.

C’est même le plat national du pays des Aigles

Que ce soit à base de viande, de poulet ou de poisson, la base du mafé reste la même partout où on la mange : un bon beurre de cacahuète de qualité qu’on va laisser mijoter, pour avoir une sauce onctueuse accompagnée d’un bon riz blanc.

Cette conversation aussi longue qu’un match de tennis nous fera toujours sourire. Car c’est bien la preuve que malgré les frontières, l’histoire de l’Afrique de l’Ouest est toujours liée.

On partage tellement de similitudes dans nos plats, us et coutumes qu’on en vient à se demander leurs vraies origines.

En oubliant presque, qu’il fut un temps où ces séparations n’existaient pas. Il fut un temps où le Sénégal et le Mali formaient un seul pays : l’Empire du Mali.

Mais qu’importent les origines de nos plats, chez Afrik’n’Fusion, notre mission sera toujours de célébrer la gastronomie africaine en vous offrant un accueil chaleureux, et le bon goût de l’Afrique dans notre mafé.

Crédit photos: Marguerite FEREOL 

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Les incontournables de la street-food africaine

Des étales des marchés en passant par les quartiers populaires, la cuisine de rue est en Afrique ce que la sauce est pour le riz : essentielle. Chaque pays possède sa spécialité, d’autres partagent un passé culinaire qui les pousse à des compétitions perdues d’avances… mais ensemble, chaque saveur apportée se complète et fusionne dans une marmite chaleureuse et gourmande. Un petit safari à travers les rues d’Afrique subsaharienne, ça vous dit ? Voici cinq plats incontournables à (re)découvrir !

Le Dibi

Incontournable de la cuisine de rue ouest africaine, le dibi est un plat de viande grillée qui s’accompagne souvent d’oignons et que l’on aime savourer des bouts des doigts avec une bonne sauce moutarde. Originaire du Niger, c’est le Mali qui finit par adopter le plat avant qu’il ne conquiert toute l’Afrique de l’Ouest. Le nom nous vient d’ailleurs du terme bambara utilisé pour « griller » la viande.

Aujourd’hui, si le terme ne vous dit rien, vous devez forcément connaître les autres noms associés : suya (Nigeria), tsiré (Niger), chukuya(Côte d’Ivoire)… Chaque pays a su s’approprier le dibi et l’adapter à ses goûts et à sa culture culinaire. La Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Tchad sont, par exemple, des cousins à dibiterie. Chez eux, la viande sera saupoudrée d’épices haoussa avant d’être grillée puis servie sous forme de brochettes. Le Sénégal et le Mali, eux, sont de bons voisins.

D’une frontière à une autre, la préparation du dibi d’agneau reste à peu près la même. Au Sénégal, on retrouve même un type de grillade pour les amateurs de viande blanche. Le dibi poulet conserve la même recette, les mêmes accompagnements et surtout la même base de cuisson.

Les Pastels

Les pastels sont un peu les agents 007 de la cuisine ouest africaine. Viande hachée, thon, légumes, parmi d’autres… ils adorent nous compliquer la tâche et induire nos palais en erreur. Et parce qu’ils sont également les maîtres de l’infiltration, ne vous étonnez pas si un cousin de Trinité-et-Tobago se vante d’en être l’inventeur. Si les pastels sont très populaires au Portugal (là où ils sont nés), en Amérique latine, et dans les Antilles, ils sont également très appréciés en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, les Maliens, les Sénégalais ou encore les Guinéens tiennent autant à leurs pastels qu’à leur thiep et à leur fufu. Ce qui en fait un des grands des incontournables de de la street-food d’Afrique de l’Ouest. En effet, les pastels sont faciles à confectionner, à emporter et bien sûr, à dévorer ! 

Petite astuce pour la prochaine fois que vous mangerez des pastels : dégustez les yeux fermés ! Peu importe la farce, on vous garantie que la surprise en vaudra le coup.

Les Alokos

La banane plantain est un fruit dérivé de la banane dessert. Comme son cousin, la plantain pousse bien en hauteur sur un petit arbuste se nommant musa paradisiaca.

 Là où notre chère banane plantain va se distinguer des autres fruits, c’est qu’elle ne se mange qu’essentiellement cuite. Bouillie, en beignet, ou encore frite, elle se déguste sous toutes les formes et s’accommode à chaque plat.

 C’est d’ailleurs la version frite appelée Aloko en Côte d’Ivoire, Missolé au Cameroun ou encore Makemba au Congo,  qui décroche le premier prix dans sa catégorie et demeure la plus populaire. Très bonnes alternatives aux traditionnelles frites de pomme de terre, les alokos peuvent être dégustées avec du poisson, du poulet, ou avec nos délicieuses assiettes de dibi… Un vrai régal !

Le sandwich 

Base de la street-food ouest africaine, le sandwich est le vainqueur indomptable de la cuisine de rue. Partout dans les capitales, aux sorties des écoles et aux entrées des marchés, ces merveilles toutes en longueur attirent très vite le regard et surtout… l’appétit ! Le secret ? Du pain bien croustillant, une base de choc et une bonne sauce pour relever le niveau ! Pour les éternels indécis, le sandwich est le choix par excellence pour combiner tous ses chouchous de la street food en un. Allocos, frites de patates douces, pastels, dibi, accaras et nambe (plats sénégalais à base de niébé ou de haricots)… ou encore sauce arachide ou sauce verte (ça se passe chez nous)…  

Le Bissap, 

Dicton ivoirien: 

C’est coca cola qui fait publicité, sinon bissap est serein.

Bissap au Sénégal, dableni en Côte d’Ivoire, ou encore ngai ngai au Congo, on ne présente plus cette boisson. Et à juste raison : l’hibiscus sabdariffa (star de cette boisson), n’est pas seulement bonne à faire infuser et à siroter, elle est également riche en vertus et déclinable en plusieurs plats, boissons et desserts.

Ici, ce sont bien les bissaps à boire, rafraîchissants et sucrés qui nous intéressent.  Souvent commercialisé en bouteille ou en sachet de glace, le jus de bissap, rouge comme blanc, se consomme partout, toujours à portée de main et surtout, après un bon plat de street food pour faire redescendre l’émotion. Maintenant, on vous laisse vous faire votre propre avis sur le sujet. Team bissap rouge ou blanc ? Il n’y a pas de mauvaises réponses. 

Et voilà, vous êtes fin prêt à faire le tour des capitales africaines avec une petite liste de ce que vous devez à tout prix tester et pour découvrir tous ces plats, faites un tour chez nous 🙂


Crédit photos: Marguerite FEREOL